29.09.2008

Le lundi à 9h, c'est l'heure de la reprise

Spéciale  cassedédi à Eve, qui préfèrera sans aucun doute l'original aux deux copies ci-dessous (mais bon, en même temps le principe des reprises hein...)

 

Et d'une..


podcast

 

Et de deux...

 


podcast


"Salooooooooope !"


(après un billet féministe, ça s'imposait)


(comment ça non ?)

 

(pfff...)

28.09.2008

La cause féministe dans un paquet de Violette (Olympe de courges ?)

Olympe de Gouges, vous connaissez ? Evidemment, allez-vous me répondre d'un air mi-narquois mi-amusé mi-outré (parce que si dame nature vous a doté d'une grande curiosité culturelle, elle a un peu oublié de vous apprendre à compter). Je m'en doute. C'est pas du résidu de raclure de la blogosphère philistine qui fréquente la place. Mais au cas où. Olympe de Gouges, c'est en quelque sorte LA figure du féminisme.  Une chieuse avant les autres quoi. Et super gratinée, la chieuse, je vais pas vous faire la discographie complète de la montalbanaise décapitée, Wikipédia fait ça plutôt bien, mais vous pouvez vous y plonger dedans avec délice, ça vaut son pesant de crabes dans un slip de mâle dominant.  "Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes", qu'il dit, Wikipédia. Même Ségolène Royal s'en réclame. En même temps elle se réclame aussi de Louise Michel et de Rosa Luxembourg (non mais c'est pas des blagues, c'est dans son discours d'investiture à la présidentielle 07). Elle a juste oublié Ulrike Marie Meinhof (probablement jugée pas assez rebelle pour la nouvelle égérie de la gauche). Féministe, anarchiste, spartakiste.. c'est tout le portrait de notre Ségo nationale. Mais ne nous éloignons pas de notre sujet de départ (c'est vrai que vous  partez un peu n'importe où,  vous n'êtes pas très rigoureux comme lectorat moi je trouve). Olympe de Gouges, donc, restera dans les annales (non seulement pour avoir casser les couilles de tous les imbéciles de son époque mais aussi) pour avoir rédigé une "Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne", qui se foutait grave de la gueule de la déclaration complémentaire adressée à l'autre sexe. Matez le préambule :

 

"Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes moeurs, et au bonheur de tous.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne."

 


En 1791, il fallait une sacrée paire d'ovaire pour publier ça (j'ose pas imaginer la gueule qu'aurait son blog en 2008). Constatant que bon, ça suffit les conneries, on l'envoie à l'échafaud deux ans plus tard. "Pensez à moi et souvenez-vous de l’action que j’ai menée en faveur des femmes ! Je suis certaine que nous triompherons un jour !", et ce jour est arrivé, pas plus tard que y'a deux semaines ; Violette SBEP est interviewée sur le Mouv'.
"Mais n'allons pas trop vite" (Monsieur X)
"Hé hé comme d'habitude" (Patrick Pesnot)

Pourquoi que je causais d'Olympe de Gouges, précédemment ? Parce que, et je me rends compte que la suite est purement suppositoire (et donc un peu occulte), je voulais, de prime abord, parler d' Olympe et de son blog "le plafond de verre". Comme, sans en avoir pour autant la certitude absolue, je subodore que le pseudonyme de la blogueuse vient d'Olympe de Gouges, et que je ne peux pas m'en empêcher, dès que j'ai l'occasion de parler des emmerdeuses, je ne parviens pas à faire de la rétention d'écriture -je sais pas, je dois avoir une sorte d'attirance déraisonnable pour cette faune ecclectique et disparate d'empêcheuses de patriarquer en rond- je n'ai pas pu résisté au prologue olympien.
Quoiqu'il en soit, je voulais revenir (et là je m'aperçois que c'est pas tellement évident, en fait), sur un article paru il y a deux semaines dans rue89 ; "Pourquoi si peu de femmes dans la blogosphère ?", écrit pas cette fameuse Olympe. Elle y fait l'analogie entre le plafond de verre (limite qui empêche les femmes d'accéder aux hautes responsabilités, en entreprise comme en politique) et la faible représentation des blogs féminin dans la blogosphère influente. Elle constate ainsi qu'il n'y a "aucune femme parmi les vingt premiers blogs" du classement Wikio. Selon elle, "ces différences sont d’abord la conséquence de modes de pensée et de comportements profondément ancrés dans la culture et nos schémas inconscients", et en elle extrait deux en particuliers. Tout d'abord , "les femmes n'aiment pas la mêlée"..

 

"pour faire partie des blogs influents, il ne suffit pas d’attendre les lecteurs. Il faut, au minimum, s’inscrire sur des sites de référencement. Il faut se persuader que son blog intéressera de nombreuses personnes, qu’il peut devenir le meilleur dans son domaine, il faut interpeller d’autres blogueurs (et surtout ceux qui sont déjà célèbres et comptent de nombreux lecteurs), il faut ne pas hésiter à engager la discussion, voire la polémique et donc accepter le cas échéant accepter d’être la cible d’attaques"

Et ensuite, à la masculinité du terme de "blogueur". C'est à dire que le processus classique de la vie réelle visant à stigmatiser la féminité comme un genre à part entière et non pas comme partie intégrante et indissociable d'un tout  -"les femmes sont d’abord perçues comme des représentantes de leur genre. Les hommes, eux, sont perçus comme des individus distincts et distinguables"- jouerait à plein, de même dans la blogosphère. Le sujet mériterait d'être détaillé et analysé de manière plus exhaustive, mais ce n'est pas le but ici. Je voulais juste appuyer sur le fait qu'une blogueuse a écrit une analyse pertinente et argumentée sur l'absence de blog féminin parmi les 20 premiers blogs du classement Wikio.

Tête à net est une émission du Mouv, qui dure deux minutes et dont j'ignorais totalement l'existence, sans m'en porter beaucoup plus mal, jusqu'à ce qu'ils décident de faire un sujet sur ce fameux article. Ils se sont dit, quitte à parler des blogs féminins autant inviter une blogueuse. Ce qui, a priori pourrait ne pas sembler totalement déconnant. Bon au départ ils avaient pensé à Mry, mais ils se sont dit que ça allait se voir, et que de toutes façons une voix de gonzesse ça passerait mieux sur les ondes. Ils ont donc potassé le sujet, et après s'être mis d'accord sur le fait qu'il recherchaient une blogueuse féministe capable de commenter une analyse fort pertinente du plafond de verre blogosphérique, leur choix s'est unanimement et sans hésitation porté sur Violette SBEP.
Et ouais.
Et l'auditeur n'a pas été déçu.
Ecoutez plutôt (waf waf) :


podcast

Ya du collector. Et tout ça en deux minutes chrono ; on aurait même de quoi faire un best of. Juste pour la forme et pour bien resituer le propos :



podcast


Voilà. "Les blogs de fille ne parlent jamais de politique, jamais". En guise de commentaire à un article écrit par un blogueuse, c'est assez savoureux.
Vous me direz qu'on s'en tamponne un peu la rondelle, Violette elle est rigolote mais c'est pas Gisèle Halimi et son blog n' a jamais eu la prétention de faire surchauffer les méninges de son lectorat. Certes. Mais si elle a eu ses deux petites minutes d'antennes sur une radio nationale, c'est pour commenter un article féministe que jamais elle ne cite, pas même sur son blog dans le billet qu'elle consacre à sa prestation. Olympe et le plafond de verre n'existe pas -ni dans le corps du billet ni dans les commentaires qui sont pourtant plus de 70 à ce jour-, il n'est même pas fait référence à l'article publié sur Rue89 ! Inconscient ou non, c'est du pur mépris pour le texte et son auteure.
C'est moi ou bien il flotte comme un parfum de rejet (inconscient) envers la chose féministe dans la blogosphère féminine? Un peu comme si les féministes empêchaient certaines blogueuses de girlyser la conscience tranquille... Affaire à suivre, comme on dit quand on veut clore un sujet ;o)



Et en grand fourbe adepte du jeux de mot à baldeu, je case une illustration sonore à la fois capillotractée et tout simplement magnifique. De la blogosphère féminine, Kim Deal dirait, "They send Olympe de Gouges away".

 

26.09.2008

On peut lui foutre au cul, à Cerise ?

Si oui, moi je veux bien signer à la Groupama.

 

Sinon, en fait je vois pas trop l'intérêt.

22.09.2008

Le lundi à 9h, c'est l'heure de la reprise

20.09.2008

Curiosité de la nature : la morue a des nichons dans le dos

Dimanche dernier j'ai infligé à mes commensaux du midi la vision fort peu édifiante de Revue et corrigé, une émission chiante de débat animée par Paul Amar (dont le principal fait d'armes journalistique est d'avoir proposé des gants de boxe à Tapie et Lepen sur le plateau du 20h). A la base, Revu et  corrigé est censé remplacer Arrêt sur image. Je ne me permettrai pas (c'est pas mon genre, vous pensez bien) de juger sur la durée ; c'est la première fois (et sauf cas de force majeure la dernière) que je regarde l'émission. Mais si je me base sur cette dernière, comme remplaçante d'Arrêt sur image, c'est pas exactement ça . On n'y décrypte rien, on n'y fait que bavasser mollement sur deux ou trois sujets "d'actualité", Amar y affiche une nullité assez éprouvante dans ses présentation et ses enchaînements, et les débats sont affligeants. J'ai pas exactement überkiffé le concept.
Maizalors, pourquoi diantre s'être vautré devant le fenestron ? On serait presque tenté de dire que si je me suis fait cordialement tartir, je l'ai un peu cherché. Et qu'en plus d'être un fieffé masochiste, je suis un poil sadique pour avoir imposé ce moment de souffrance télévisuel au reste de la tablée, qui m'aurait certainement méchamment représaillé s'il avait pu, mais je m'étais servi l'apéro avant. Tout ça c'est la faute à la morue.  Vous allez me dire (parce que vous êtes un peu chiant) (si quand même) (surtout une), qu'accuser la faune aquatique représente en l'occurrence la plus nulle des excuses (avec l'épidémie de rage et le temps de merde) surtout que Paul Amar n'est pas portugais, et qu'il s'est fait depuis bien longtemps jeté par dessus bord du dernier bateau de pèche sur lequel il était monté (d'où l'expression "larguer les Amar").
Oui mais non. Car il ne s'agit pas de la poiscaille, mais bel et bien de la profaille, celle qui narre sa vie sur son blog. "Encore un blog de fille !", allez vous immédiatement penser. Que nenni ! C'est bien pire que ça ; un blog de prof. Le prof -oui je met "le", de manière indéfinie, totalement asexuée, car jamais profession n'aurait suscité de tel comportement social transgenre que le prof-, le prof, donc, reproduit sa vie sociale cybernétiquement à l'identique. Il ne fréquente que des profs et ne parle que de son boulot. Bon okay, j'avoue que j'exagère parce que j'ai des profs dans ma famille et.. j'ai un peu peur des représailles.
Aux faits, aux faits ! Holaaa.. c'est bon on y arrive. La Morue donc, dont (dong) le blog est à se pisser dessus de drôlerie -là vous pouvez y aller les yeux fermés -oué oué- c'est du lourd, du vif, du pan dans la gueule, de la phrase à bout portant, de la tranche de vie bonne comme un tranche de saumon emballée par une poissonnière hâbleuse, féroce, et super malicieuse- était invitée à l'émission "Revu et corrigé" de samedi dernier, rediffusée le dimanche, et désormais disponible icite. C'est elle qui nous l'avait annoncé sur son bloug, elle y était en tant que "guest star", et j'allais pas rater ça.
D'autant que miss Morue, côté passage médiatique, y'a du précédent. Et pas du subtil qui déroule dans la soie, autant vous le dire. Son passage à l'émission "l'age bête ne passera pas" est AN-THO-LO-GIQUE. Avec sa copine Soph, une prof (en avez douté un seul instant?) avec qui elle vient de publier une tetrachiée de bouquins sur (tadam) les profs (c'est original), elle a du participer à ce que le bon sens doté d'une forte dose d'euphémisme pourrait qualifier de "catastrophe radiophonique". A sa décharge, elle n'y est pour rien, ce sont les trois animateurs que l'on a, à tour de rôle, envie de pendre avec les boyaux des uns et des autres, éclater les genoux pour qu'ils s'éloignent du micro, baillonner, incendier, arracher les ongles, jeter aux lions avec solcarlus, éparpiller façon puzzle, leur faire des trucs de sodomites avec les micros, en gros, et pour résumer, les faire taire. La Morue les ayant laissé ressortir vivant du studio, je crois qu'elle a déçu pas mal de ses lecteurs sur le coup.

Un petit extrait en guise de shoot d'adrénaline (pour qu'elle revienne) qui permet malgré tout de faire plus ample connaissance :

podcast


C'est dire si j'attendais avec impatience cette édition de Revu et corrigé.  Et comment dire? En un sens je ne fus pas déçu. Replaçons rapidement le contexte.  Souvenez-vous du week-end dernier, la venu du pape, Sarko qui nous cause de "laïcité positive", tout ci tout ça... Forcément le Paulo il allait pas passer à côté du sujet. C'est donc sur fond de visite papale que la Morue fût conviée sur le plateau de france5. En sus de la Morue (comme on dit chez les glaciers portugais), Amar avait convié une sacrée brochette de vainqueurs :
- Stéphane Le Fol (non, cherchez pas, à part son blog, même gougueul ne sait pas qui c'est..)
- Dominique Sopo (c'est lui l'actuel président de SOS Racisme -ça existe encore ?- il semble qu'il soit en tournée promo pour son livre sur la laïcité, donc ça tombe bien)
- Yves Combeau (nan mais laissez tomber... "Dominicain, Yves Combeau a été aumônier du Groupe spirituel des parlementaires"... oui, voilà...)
- Eric Raoult (accélérateur de point Godwin) (qu'est-ce qu'il foutait là ???)

Mais rassurez-vous (ou pas), La Morue n'eût point à affronter ces fines lames de l'intelligentsia hexagonale puisqu'elle fût placée parmi la vile plèbe spectatrice, car, oui messieurs dames, c'est dans le public, que les infâmes organisateurs de ce sommet de mornitude télévisuelle ont osé faire asseoir le professoral fessier de notre Morue nationale. Mais qu'à cela ne tienne, La Morue avait prévu une intervention à haute teneur neuronale, du concentré de judicieux questionnement autour de l'importance relative du religieux au mépris de la laïcité dans l'éducation de nos chères têtes blondes (et braillardes) eu égard au discours présidentiel donné dans le palais du Latran.
Sauf que. La Morue, tout de vert vétue, fût placée dans le public de telle sorte que, lors de son intervention, et je ne pense pas être le seul, deux gros détails dans un body rouge un petit détail est venu perturber ma concentration...

lamorue_revue_et_corrigee.jpg

podcast




Après ré-écoute, c'était super chouette, et elle a une voix vraiment canon (moi je trouve) (si j'étais lycéénne en action vente je serais raide amoureuse de ma prof)... mais alors, en direct à la tv, j'ai rien écouté :o))

Par contre l'enchaînement nullissime de Paul Amar, ça oui... Un tel flot de bétise a même surpris le curé qui ne savait plus quoi dire (et pour faire taire un curé, dieu sait que c'est pas simple)(c'est même pour ça qu'Il les embauche).

La Morue, éternelle victime des conditions de retransmission ?

18.09.2008

Les deux (gros) manches

Conversations de mecs bourrés


Mon pote : c'est les Eagles qui jouaient de la double-manche !
Moi : Mais n'importe quoi, c'est Jimmy Page !! And chiiiiiiiiiiiiz baiiilllllinnng ze stairwéééé tou hééééééveuun !!
Mon pote : Ah tu fais chier je te dis que c'est les Eagles
Moi : Mais merde je te dis que c'est Led Zep !


Evidemment, comme dans toute conversation de mecs bourrés, personne n'écoutait l'autre, et au final tout le monde avait raison.

 

 

 

 




Mais bon.. le plus fort c'est quand même lui..


 

Respect.

17.09.2008

Habemus papam trop le temps d'écrire


Mes brouillons s'entassent dans une proportion exactement inverse au volume de temps libre dont je dispose pour les transformer en billets.
Etonnant non ?
Ben non. Logique.
Ah ouais.

Quoiqu'il en soit, j'ai carrément pas eu le temps de souhaiter la bienvenue au pape ce week-end. Et c'est fort dommage, il a l'air d'être joyeusement luronné le saint-père ; une sorte de boute-en-train avant-gardiste qui fera, à n'en pas douter avancer l'église dans un moyen-âge moderne, rayonnant et jovial.

"Dans sa lettre encyclique Evangelium Vitae, il semble nécessaire à Ratzinger de rappeler les paroles prêtées à Dieu envers Eve, suite au prétendu « pêché originel » : « Le désir te portera vers ton mari, et celui-ci dominera sur toi » (Genèse, 3, 16)."

 

La grosse marade.

Heureusement fût un temps, un certain Pierre Desproges (himself), lui adressa un courrier (enfin pas au pape directement mais à l'un de ses sbires)... Faut avancer à 30s...

 

 

 

 

Et puisque tout doit finir en chanson... une ritournelle pleine de questionnement et d'espoir.

 

 

14.09.2008

Simone de Bouge de là

Purée ! S'il y'a bien une chose dont j'ai horreur c'est quand un évènement foireux vient saboter un billet que je suis en train d'écrire. Avé mes petites mimines sur mon gros calepin. Oui j'en ai un gros, ça vous en bouche un coin, hein ?
Bandes d'obsédés du sesque !
Et bien sur mon gros machin j'avais commencé à élaborer les bases d'un prochain article -ça en jette plus que "griffonner trois conneries sur une vague idée de sujet". J'y décrivais mon fantasme du moment : Simone de Bougeoir.

Simone de Bougeoir ; l'archétype du blog d'autiste.
Tout un concept fascinant, autiste dans le fond et dans la forme. Une sorte de blog "impasse", quand on entre dedans on peut plus en sortir. Une vie personnelle limitée à sa coloc et à son chat (et aussi à son copain, en personnage secondaire), un vie professionnelle limitée à quelques collègues. Et tout y est infantilisé. La syntaxe y est réduite le plus souvent au sujet verbe complément  ; elle rythme ses billets en remplaçant les points soit par des virgules soit par des conjonctions, donnant à l'ensemble le goût kro meugnon d'une rédaction de cm1. Son entourage professionnel est portraituré à la serpe et désigné dans une terminologie infantile "le chef des pubs", "le designer de l'internet",  "la présidence du monde"... tout le monde travaille à l'Agence, qui est un peu le pays des bisounours, mais en plus drôle (elle arrive toujours deux heures en retard, le designer de l'internet vient péter dans son bureau et ils jouent à Mario  Kart pendant les pauses café). Une vraie vie en vase clos, hors du monde, rythmée par les facéties d'une gamine qui balance des rafales de phrases percutantes imprégnés d'un nonsense parfaitement réjouissant. Le tout livré dans un écrin tout aussi autiste et coupé du monde, une bannière sobre mais un sous-titre à rallonge bidonnant, pas de pubs, pas de liens, que dalle qui pourrait relier son blog avec le reste du net. Totally autiste. J'ai accroché grave.

C'est tellement caricatural que c'est forcément un concept. Simone n'existe pas, elle est une création de quelque fondu(e) de la cafetière. Obligé. Mais allez savoir, elle existe peut-être vraiment. Et ça, ça fout les jetons. C'est pour cela que je parlais de "fantasme", le genre de truc qu'il ne faut pas réaliser. Sous peine de grosse déception ; parce que si elle existe vraiment, ça doit pas être un cadeau. Si c'est un golem, je serais ravi de rencontrer le créateur : du vrai travail d'artiste. Mais il existe tout de même un certain pourcentage de chance pour que "Simone" existe vraiment.

C'est grosso modo ce que je comptais écrire. Et conclure par un truc du style ; "alors je préfère ne pas savoir et continuer à me marrer à ses billets totalement space".

Et puis, comme on dit aux infos grolandaises, "c'est le drame". Son dernier billet là, honnêtement, il m'a scotché. J'en ai fait une capture d'écran ; j'ai comme dans l'idée qu'il va sauter...

simone_adrien.jpg




Même au douzième degré, ça coince. Invention ou réalité, Momone elle est con comme une meule.
Je déteste me faire saborder mes petits plaisirs, c'est terriblement agaçant, mais là maintenant quand je relis ses billets antérieurs, impossible de trouver ça drôle. Comme quoi, l'humour ça tient pas à grand chose...


En parlant de blog drôle, demain je vais vous causer de La Morue et des nichons qu'elle a dans le dos.

11.09.2008

On va tous mourir

Dans un immense trou noir. Le black hole de ta life. Bon, normalement c'était aujourd'hui qu'il devait venir. Mais qu'est-ce qu'il fout ?

 

 

Et visiblement je ne suis pas le seul à avoir fait le rapprochement... matez les commentaires :o)))

10.09.2008

Cadrage, débordement...

Bon. Moi aller intra-muros, ça me fout les jetons. A peur. C'est plein de parisiens. Alors hier, quand mes potes il m'ont dit : "on va boire un coup au gentleman ?", moi j'ai dit "banco !". Cherchez pas, ça fait trois mois qu'ils me décrivent en long en large et surtout en profondeur, les nichons de la serveuse. Si on pèse le pour et le contre on s'aperçoit vite que le pour ils sont deux, et que de toutes façons ça ne se discute pas (dans ton cul, delarue). Direction Montparnasse, puis St Michel -je crois, je suis nul en orientation à la base, mais alors en milieu hostile c'est pire-, et là oh stupeur, la serveuse s'est laissé tomber les nibards et pousser les couilles (et la barbe). Je ravale les hectolitres de bave que mon cerveau pervers avait  déjà prévu en stock et me contente d'enquiller une keken à l'étage le cul scotché sur le trône -pas la peine de partir dans délire scatologiques abominables, c'est juste que les fauteuils au tissus rose ont, pour certains, la forme d'un trône. Inutile de vous y pointer avec votre magazine préféré, les trônes en question n'y sont point fermés à clès et vous seriez immédiatement pris en flag en train de lire. Comme y'avait rien à mater on s'est résigné à écouter un pote qui revenait de Corée nous raconter sa vie de touriste sexuel victime d'une infâme privation de pastaga (ou alors sa vie de presta informatique expatrié overdosé de kimchis, je sais plus trop). Bref on a été tout sages même si on a un peu tisé. Ohlala comme c'était rigolo les pintes entassées, je les ai prises en photo, regardez !


gentleman.jpg


J'ai flouté BHL ; demain il doit raconter dans le Monde ce qu'il a vu hier à la Nouvelle Orléans. Si Rue89 tombe sur ce billet ça va encore jaser...

 


Cool non?


Bon, sans dec...



..

...


....

 

 

 

...  combien y'avait de verres sur la table ?

Toutes les notes