07.09.2008

Mephistophélès 2.0 : MySpace c'est pire.

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Avertissement à mon lectorat sensible. Le billet que vous êtes en train de lire est une sorte de suicide bloguesque. Déjà le dernier texte consacré à Facebook a réduit l'estime que me portait mon lectorat à zéro ; il se pourrait bien que désormais l'auteur entende sonner l'hallali avant la fin même de celui-ci.
Comme le faisait remarquer à fort juste titre Sun Tzu, "à un ennemi encerclé vous devez laisser une voie de sortie". Vous auriez dû. Et peut-être, ce n'est pas une évidence mais seulement une probabilité, peut-être oui que je vous aurais laissé tranquille. Mais ce n'est pas le cas. Vous m'agressez continuellement avec vos marques de réseaux sociaux ; vos Facebook(tm), vos MySpace(tm). "Quoi ? t'as pas de profil sur Facebook(tm) ?", "pour écouter notre zique, tu dois aller sur notre MySpace(tm)". TOUS. Tous contaminés. Je suis cerné. Ce billet sera mon Wounded Knee, mon Alesia. Mon Vercors. Ma Commune. Encerclé, étouffé par des cohortes de néo-versaillais liberticides, séides d'un capitalisme numérisateur d'humanité et férocement réactionnaire. "ElGaub meurt mais ne se rend pas" aurait dit Cambronne s'il m'avait connu. A la place il a dit "Merde !" et je reprends son invective pour en faire un pavé et vous le lancer bien fort dans vos gencives socialement réseautées. Sun Tzu ajoutait : "si par désespoir ils viennent pour vaincre ou périr, alors évitez leur rencontre". C'est trop tard, vous avez déjà commencé la lecture de ce billet. Le papier peint de ce blog sera mon mur des fédérés, ce texte ma charge héroïque ; je suis pas nombreux mais je me battrai jusqu'au dernier. Envoyez la musique !

GERONIMOOOOOOOOO !!!



Nous avons vu dans le précédent billet, à quel point entrer dans les réseau sociaux impliquait une perte de sa vie privée, le sacrifice idiot de ses données personnelles. Nous avons que ces données étaient source d'enrichissement astronomique (matez un peu le cours de la bourse de Facebook, Myspace et consorts) pour les possesseurs de ces réseaux.

Sa vie privée contre quelques gadgets labélisés web 2.0. Jamais pacte faustien n'a été autant imbécile.

Mais celui que l'on passe avec MySpace a un petit plus, comme un arrière-goût de... charogne. Oui voilà, c'est le terme.

Je crois que l'engouement totalement généralisé pour MySpace a vraiment sonné le glas de quelque chose que je ne parviens pas à décrire, mais qui faisait que nous gardions une petite dose d'amour-propre un peu rebelle. C'est tellement facile de se passer de MS, c'est tellement simple de dire "non mais moi je l'emmerde cette pourriture".. et d'aller ailleurs même si c'est un autre réseau social, peu importe ; je ne place même pas l'échelon minimal de la citoyenneté au fait d'éviter les réseau sociaux. Non. Mais MySpace...

MySpace appartient à Rupert Murdoch. Murdoch c'est le champion toutes catégories de la propagande réactionnaire de niveau mondial. Murdoch possède Fox TV. Fox TV, Fox News, le rouleau compresseur incessant, inébranlable, qui pilonne les idées les plus pourries dans la cervelle du peuple le plus belliqueux ; anti-avortement, racisme, chauvinisme, ultra-libéralisme... Fox News, qui est la voix de son maître Rupert Murdoch, est considérée comme la branche médiatique "de l'aile droite du parti républicain" (in Outfoxed, la guerre de Rupert Murdoch contre le journalisme).

Chaque centime rapporté à MySpace alimente la propagande bushiste. Murdoch et Fox TV sont les intarissables croisés de la guerre en Irak. Alors les gars, allez-y gaiement ! Visitez MySpace ! Refilez vos données personnelles à Murdoch, enrichissez-le, attirez vos amis, faites grossir la bête. Et tant pis si les pages MySpace sont aussi hideuses que les idées dont elles financent en bout déchaîne la propagande. Allez-y ! Soutenez les ProLife ! Supportez la guerre en Irak ! Alimentez la campagne de McCain !


Pourtant, c'est tellement simple de se dire, je veux rien avoir à faire avec cette lie de la société, j'irai pas sur vos myspace, je filerai pas un rond, même indirectement à Murdoch. Oui mais non. Simple c'est encore visiblement trop complexe pour vous.


Je suis persuadé que si MySpace avait appartenu à TF1, la moitié d'entre vous n'y aurait jamais mis les pieds. Si les adresses avaient été en mytf1.com/ma-page-a-la-con ou lefigaro.com/mon-groupe-que-jai, vous feriez "beurk" et n'oserez jamais afficher ça même en lien dans les bas-fonds de la colonne de droite de votre blog, de peur de le salir. De peur de leur faire de la pub. De peur de leur générer du trafic. Mais Murdoch, hein.. qu'est-ce qu'on en a à foutre ?

Alors vous faites ce que vous voulez, je suis pas votre mère.


Mais moi je refuse catégoriquement d'aller sur quelque MySpace que ce soit. Si des artistes veulent m'obliger à alimenter l'infamie en ne me donnant pas d'autres solutions pour découvrir leur musique, et bien tant pis, ils se passeront de mon attention. Si leur page officielle sert à payer les brutes épaisses ultra-réacs qui gavent de propagande bellicistes le peuple le plus dangereux de la planète, je le dis sans l'ombre d'une hésitation ni du moindre remords ; "qu'ils aillent se faire foutre".

 

Fin de la charge. Héroïque la charge.

 

Visez au coeur !

 

05.09.2008

I'll be back !!


"Le fracas d'un grand nombre de tambours servira pendant la nuit, autant à jeter l'épouvante sur vos ennemis qu'à ranimer le courage de vos soldats" (Sun Tzu)

Je prépare la bande-son pour demain..


Kalifornia Uber Alles, 21st Century



podcast


I am governor schwarzenneger
pretty soon I'll be dictator
when they make me president
democracy is going away
hasta la vista, baby
I vill command all of you
kindergarten cop in every school
or I vill terminate you

kalifornia! uber alles!
kalifornia uber alles!
uber alles! kalifornia!
uber alles kalifornia!

enron will control you
like they staged the recall coup
steroids for the master race
so you all can haff my face
close your eyes, can't happen here
bush and cheney are already here!
third reich won't come back, you say?
not if  Fox News has their way

can i grope your titties today?

kalifornia! uber alles!
kalifornia uber alles!
uber alles! kalifornia!
uber alles kalifornia!

mandate: two thousand und four
knock knock at your bedroom door
it's the homeland security police
you're a terrorist and so is your niece
drag you secretly to a camp
where we keep all da girlie man!
don't you worry it's for a cause
feeding halliburton's claws
die on depleted uranium gas
north korea or iraq
run ya down mit my hummer, baby
when you mess with schwarzenneger
and all the money that's making him bigger!

kalifornia! uber alles!
kalifornia uber alles!
uber alles! kalifornia!
uber alles kalifornia!

i'll be back!

04.09.2008

Méphistophélès 2.0 : Facebook c'est le mal.

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Avertissements à mes amis qui sont sur Facebook. Ceci est un billet anti-Facebook, et je n'ai pas eu envie en le rédigeant de ménager les susceptibilités quelles qu'elles soient. Sachez quand même que je ne conditionne pas mon amitié à la présence ou nom sur ce machin ; si je vous traite de cons et que je vous dis merde (arrggg spoiler!) c'est uniquement parce que Facebook c'est de la merde et qu'en faire partie relève de la connerie. Mais je vous aime bien quand même.

 

C'est pas toujours facile (ah ça non alors) la vie de justicier über-testostéroné (smack La Peste ;-)) de la blogosphère. Tu peux faire ce que tu veux, argumenter, démontrer, mettre en garde...  quand on veut pas t'écouter on veut pas ; autant pisser dans un violon c'est beaucoup plus rigolo. Par exemple : Facebook c'est le mal. C'est pas convaincant ça comme argumentation? Bon je vous l'accorde -l'objection, pas le violon- si on dit ça comme ça, c'est un peu léger. Mais, en même temps ça sert à rien de développer, la cervelle des récepteurs est tellement grillée aux micro-ondes des portables que toute ondulation sonore porteuse d'un message à caractère logique leur traverse le cerveau sans jamais entrer en interaction avec le moindre neurone.


Facebook, donc.


En vous inscrivant sur Facebook, vous bradez  votre vie privée...

 

"Les plateformes du Web 2.0 créent les incitants pour que les utilisateurs révèlent correctement leur type. Ce faisant, les utilisateurs contribuent gratuitement à la construction de bases de données multi-dimensionnelles qui seront aussitôt “revendues” aux annonceurs sous des formes diverses. Et qui seront revendues à prix d’or précisément dans la mesure où, au travers de sites, l’accès ciblé aux utilisateurs finaux est non seulement possible mais facilité par les requêtes des utilisateurs eux-mêmes. Bref, l’information fournie par les utilisateurs revêt une très grande valeur pour les plateformes; en décidant de s’affilier à une plateforme, l’utilisateur accepte en fait de céder gratuitement cette information à la plateforme, qui pourra, elle, la vendre aux annonceurs." (Extrait de "No Free Lunch On The Web" -attention le lien donne sur un PDF)


... tout ça parce que vous croyez que c'est gratos...

 

"Dans cette perspective, l’accès aux services de la plateforme est bel et bien payant (au sens du coût d’opportunité) dans la mesure où l’utilisateur cède gratuitement une information qu’il aurait pu vendre. No free lunch, donc !"

 


Personnellement, je n'arrive pas à comprendre cette mésestime de soi parfaitement intégrée à la normalité de pensée de mes congénères. J'ai l'impression d'être un vieux con totalement déphasé parce que je ne veux pas que ma vie privée, mes passions, mes sentiments, mes hobbies, soient transformées en données marketing.


Et bien que cela vous concasse les ovaires ou vous brise les roupettes, c'est moi qui ait raison, et vous qui n'êtes qu'une bande thons. Du thon naïf car totalement infantilisé, qui se laisse prendre par la main, sans se poser de question. Vous êtes des gosses à qui on a dit, "viens mon petit, j'ai plein de widgets gratos pour toi". Dis moi qui tu es et  je ne te dirai pas combien tu vaux. Mais je vais m'empresser de monétiser tes hobbies, tes passions, tes lectures, tes goûts cinématographiques et tes fesses. Entrer dans le Web 2.0 c'est accepter d'être réduit à l'état de cible publicitaire.
Et tout ça pour quoi? Donner son cul à des maquignons pour pouvoir dire au final que Facebook c'est de la daube, que les gadgets sont nuls, et que ça sert à rien. Supaire le deal faustien à deux balles.


Mais comme moi quand je cause personne ne m'écoute (ne sortez pas les violons, ils sont pas secs) ; je sautille de joie (oui je sautille quand je suis joyeux) à la lecture de billets qui abondent en mon sens. Et je les relaye derechef !
C'est donc le cas de cette de cette tribune signée Vincent Dufief, avocat au barreau de Paris, et parue sur le site "Ecrans" de Libé. A l'origine de ce "papier" on trouve le fichier Edvige et la création sur Facebook d'un groupe de discussion contre Edvige.


Premier point, Edvige arrive au bon moment, le contexte y est favorable. Merci les gosses :

"Sa création intervient dans un contexte marqué par un affaiblissement considérable de la vigilance des personnes quant à la protection de leurs données personnelles. Il est en effet frappant de voir à quel point les individus, notamment les plus jeunes, divulguent facilement sur Internet des pans entiers de leur vie privée, que ce soit sur les blogs, sur Facebook ou sur les autres réseaux sociaux. Et par le truchement des moteurs de recherches, dont la puissance ne cesse de s’accroître, toutes ces informations deviennent accessibles, d’un simple clic, au monde entier."


Même à la CNIL, qui n'est pourtant plus qu'un rempart dérisoire contre Big Brother, on dépite devant la niaiserie ambiante:

 

"Ce phénomène a d’ailleurs récemment conduit le président de la Cnil, Alex Türk, à s’interroger sur le point de savoir si la vie privée n’était pas devenue une espèce en voie d’extinction à l’heure où « chacun se dévoile sans complexe sur Internet, révèle ses goûts, ses opinions politiques, ses préférences sexuelles, son réseau d’amis… »
Grave constat que celui d’une génération qui, appâtée par la facilité avec laquelle on peut exister grâce à Internet, sacrifie volontairement une liberté aussi importante que sa vie privée."

Ouais.. vraiment merci les gosses..

"N’était-ce pas la période propice pour lancer Edvige, sachant que l’opinion publique était comme anesthésiée ? Sans taxer notre gouvernement de cynisme, il est permis de le penser."


Mais le plus drôle reste à venir. Des Faceboukiens ont crée un groupe... pour lutter contre Edvige !! Ou comment inventer le militantisme oxymoral :

"Des groupes se sont même créés sur Facebook, pour lutter contre les dérives d’Edvige ! Si le Net est un vaste champ d’expression contestataire, dont l’utilité ne saurait être mise en cause, il reste quelque peu paradoxal de devoir être soi-même fiché par un site privé pour lutter contre le fichage gouvernemental !"

Au final...

"doit-on en arriver à la conclusion que le fichage « privé » fait moins peur car il n’émane d’aucun gouvernement ? Cela serait bien naïf de croire que les frontières des bases de données privées soient si étanches, ou que les services de renseignement ne soient pas assez professionnels pour récolter l’information de la meilleure façon qu’il soit… Nombre d’entre eux vont d’ailleurs déjà glaner de l’information sur les réseaux sociaux, qui offrent une excellente image de l’opinion d’une société à un moment donné."



Cible publicitaire, fiché, fliqué, numérisé... l'utilisateur de Facebook est l'avenir rêvé du monde moderne. Mais vous me permettrez qu'en toute franchise à lui et au monde qu'il nous construit, je lui dise "merde".


(et demain j'enfonce le clou avec Myspace... le degré d'estime du lectorat de ce blog à mon égard devant avoisiner le zéro à la lecture de ces lignes , il devrait  selon toute vraisemblance finir en négatif demain. Vous allez me haimer très fort).

03.09.2008

Best grrrl song ever

 

Oh yeah !!


 

 

Don’t wanna drown
Don’t wanna be found
This is not my destiny
Oh yeah
No twentieth century casualty
Oh yeah

I don’t wanna watch television
I don’t wanna listen to the radio
I don’t wanna drown in american society

Don’t wanna be rich
Now can’t you see the way they dress
They dress
Well they’re a bloody tax mess
I don’t wanna go to the movies
I don’t wanna listen to the company
Don’t wanna drown in american society

02.09.2008

Pourquoi les gros culs dépressifs resteront des gros culs dépressifs

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Ma librairie préférée s'appelle "Pollen", et c'est une péniche sur la Seine. Que mes lecteurs parisiens calment leur ardeurs d'influencés du bulbe, la Seine ne coule pas qu'à Paris, c'est pas la peine de vous exciter sur mappy pour chercher son quai d'amarrage intra muros. Non, ce sympathique établissement baigne tranquillement pas loin du pont Jeanne d'Arc à Melun. Bon, okay, Melun c'est pas exactement Ibiza, même avec beaucoup d'imagination. Et s'il n'y avait pas quelque service public folklorique pour mettre l'ambiance, on pourrait même dire qu'on s'y fait grave chier la bite. Mais il y'a une librairie sur une péniche et ça c'est cool (il y a aussi des canards et des cygnes, et ça aussi c'est cool). J'y suis allé samedi dernier, mon dealer de bouquins avait reçu un petit bijou dont je trépignais d'impatience (oui je trépigne quand je suis impatient) de faire la lecture. "150 petites expériences de psychologie des médias pour mieux comprendre comment on vous manipule", que ça s'appelle. L'auteur c'est le mec super sympa avec une tête de candide (et de premier de la classe aussi) qui fait la chronique scientifique à Arrêt sur Image, Sébastien Bohler. Comme j'adore ses interventions, dès que j'ai appris l'existence de son bouquin, hop, direction la péniche. Et c'est tout guilleret que je m'en suis retourné à mes pénates.

 

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Le bouquin se divise en cinq chapitres : Médias et croyances, Médias et politique, Publicité dans les médias, Le divertissement, et Les réactions épidermiques. L'auteur répond à une soixantaine de questions, genre "pourquoi méprisez-vous la presse people et pourquoi la regardez-vous ?", "pourquoi les sondages se trompent-ils?", "pourquoi croient-on les informations reprises en boucle dans les journaux télévisés ?", etc. Mais attention, les réponses ne sont pas des propos de comptoir ou des élucubration philosophico délirantes... elles se basent sur des résultats d'expériences scientifiques tantôt relatives à nos comportement sociaux tantôt portant sur les réactions chimiques observées dans notre organisme ; notre homme est docteur en neuro-biologie. Mais c'est surtout un fin vulgarisateur. Et ça aussi c'est cool.

Dans le chapitre consacré à la publicité
, Sébastien répond donc à la question; "pourquoi les gros culs dépressifs resteront des gros culs dépressifs"... enfin pas exactement parce qu'en fin diplomate il sait se montrer suffisamment hypocrite pour masquer son propos par "pourquoi avez-vous envie d'une bonne barre chocolatée en voyant de photos de femmes ultra-minces dans les publicités ?". Ce qui, avouons-le, reviens au même. Si, si, c'est scientifique et c'est marrant vous allez voir..
Posons le problème.

"De façon générale, la télévision (et les magazines) regorge de représentations irréalistes de la femme, faisant la part belle aux mannequins ultra-minces (et sans nichons, ndelgaub), aux silhouettes sveltes et éthérées. Mais de la même façon, ils regorgent d'incitations à manger, et pas toujours du "light" : fast-food, chocolat, frites surgelées ou chips, etc. Comment l'esprit humain réagit-il à deux injonctions aussi contradictoire que manger et maigrir"


En fait ça va se faire en deux étapes. Première étape, les beautés (cad plates et moches) inaccessibles rendent les blogueuses filles dépressives. Elles se sentent moches. Pour le prouver, une tête chercheuse en psychologie du nom de Gayle Bessenoff a réuni 112 gonzesses et après les avoir fait taire, les a réparti en deux groupes. Le premier groupe a maté des pubs pour des fringues portées par des mannequins anorexiques de grande beauté (cad moches). Le second groupe s'est extasié devant d'autres merdouilles genre sacs, groles, mais sans kate moss dessus, ni dessous. A la fin on leur fait remplir un questionnaire (je suppose que c'était un qcm, mais c'est pas dit dans le bouquin), pour estimer l'image qu'elles avaient d'elles-même.

"Les résultats ont montré que les jeunes femmes ayant vu des publicités où apparaissaient des mannequins longilignes avaient une plus faible image d'elles-même que celles de l'autre groupe. En outre, elles avaient un très fort score d'"insatisfaction corporelle" ; elles présentaient aussi une humeur plus dégradée (morosité voire dépression) et se déclaraient préoccupées par les régimes et le sport."

Donc, première étape ; les filles maigrichonnes en photo rendent les gros culs dépressifs. Passons à la deuxième étape ; la perte de l'estime de soi fait bouffer de manière compulsive. C'est qu'a démontré une autre tête chercheuse du nom de Michael Macht. Lui il en a réuni 113 des volontaires pour son expérience de psychopathe psychologie.

"Les participants devaient regarder un extrait de film où un petit garçon apprenait la mort de son père. Il ressentait évidemment des émotions négatives, ce qui était confirmé par un questionnaire rempli à l'issu de la séance"


Le psychologue les a ensuite divisé en deux groupes, l'un entrait dans une piaule rempli de plateaux blindés de chocolat. L'autre avait droit à un verre d'eau. Résultat ?

"les participants conduits dans la salle aux chocolats se servaient abondamment, et se sentaient ensuite bien mieux : un questionnaire d'humeur a révélé une hausse de l'humeur après la prise de chocolat. Ceux qui prenaient un verre d'eau se sentaient toujours aussi déprimés."


Et voilàààà. D'abord on vous balance des images de beautés inaccessibles. Ca déprime les demoiselles. Et celles-ci vont chercher du réconfort dans le chocolat. D'où un mélange des genres au niveau des pubs qui est très loin d'être déconnant.

"Le problème, c'est que cette alimentation compulsive l'éloigne encore plus de l'idéal affiché par les médias. L'idéal génère encore plus de frustration, entraînant un cercle vicieux [...] nous vivons dans un monde à la fois obsédé par la minceur et par l'attirance vers une alimentation compulsive. Un ticket gagnant pour la consommation, mais pas forcément pour l'équilibre psychique des citoyens"


Et c'est bien pour ça qu'à mon avis, on est pas prêt de voir se multiplier des démarches comme celle de Dove qui montre des femmes "normales". Ca reste un coup de pub, mais ces mannequins normales n'engendrent aucune frustration de la lectrice, et donc c'est inutile à la société de consommation dans son ensemble.
La déprime et la frustration ont encore de beaux jours devant elles... rassurez-vous mesdemoiselles, c'est pas demain la veille que vous allez perdre vos séances chez le psy et votre culotte de cheval.

Ca tombe bien, j'adore.

 

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01.09.2008

Eux c'est des bons

En tous cas, il y a quelqu'un qui me l'a dit...

 

31.08.2008

Mais où est-elle ?

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Ce soir j'invite ma cousine à diner. Oui elle. Chez moi, mais rassurez-vous, ce n'est pas sexuel. Et croyez bien que je le regrette ; ma cousine possède une paire de loches à faire bander un cimetière d'eunuques et des fesses à provoquer la disparition d'Epidemik par pendaison collective.  Je me demande d'ailleurs comment elle fait pour être encore célibataire ; elle n'a pourtant pas de blog. A ce sujet c'est dingue le nombre de blogueuses qui ne trouvent pas bottines à leur pied (un problème de chevilles probablement). En même temps quand tu t'apprêtes à sortir avec une blogueuse tu entres dans un flip terrible ; dans quelle catégorie vais-je me retrouver ? Parce qu'à la rubrique "j'ai testé pour vous", on trouve des championnes de l'allumage, dans tous les sens du termes. "J'ai testé pour vous les gros sesques avec du poil dans les oreilles", "j'ai testé pour vous les grandes molles qui sentent le fromage sous les aisselles", "j'ai vérifié pour vous les théorie du gros nez proportionnel au sesque : c'est faux"... moi je dis que sortir une blogueuse c'est un peu suicidaire, socialement.
Pour en revenir à ma soirée, j'avais décidé -sous la menace- de faire un poulet au cidre. Il est parfaitement inutile de se moquer ; comme tout être -relativement- normalement constitué je possède une paire d'yeux -et de couilles aussi, mais là, dans le contexte c'est pas très important- ainsi qu'un cerveau capable -sous certaines conditions, dont le taux d'alcoolémie fait partie- d'interpréter les chaines de caractères (aussi appelées "string", c'est dire si ça motive), donc si on me file une notice technique, je peux tout faire. Y compris le poulet au cidre. Yapuka.
A force de taper gougueule, il me crache deux ou trois recettes susceptibles de ne pas provoquer la surchauffe de mon cpu intérieur ; je choisis celle-ci. Et ce choix n'est uniquement dû à la présence de calvados dans la liste des ingrédients. Bon si en fait. Matez bien la liste (reproduite ci-dessous) parce que c'est maintenant que va se dérouler le drame.

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Je suis gentiment (parce que dans le fond, à gauche, je suis gentil) leur modus operandi, quand arrive -horresco referens- la pénultième indication : "Ajouter la crème à la sauce et la réduire jusqu'à une consistance nappante."
Oui.
Vous avez bien lu.
"Ajouter la crème".
...
Mais quelle crème bordel à cul de pompe à merde ???!! Vous voyez de la crème vous dans la liste ? Non ! Niapas ! Que dalle !!
Elle est où la crème ? Hein ? Elle est où ?

Ouais. Avec ma gentillesse.. au fond à gauche.

30.08.2008

Wooohooo Wooo ...



I GOT ERECTION !!!!

 

 

29.08.2008

Les cinq premières minutes


Chose lue :

 

 

"Pourquoi les mecs avec qui je suis ne me voient pas comme une nana relationable ?"

 


Et plus haut, dans un "blog it express" :

 

 

"JE suis en train de lire l'interview de Jude LAw ds Mme Figaro"

 


A défaut d'une relation durable, je me demande s'il n'y aurait pas déjà comme une relation de cause à effet..

On leur avait dit de pas faire les cons

Mais ils en ont fait qu'à leur tête. Ils ont réveillé la Bête. Les cons. Je vous dis pas comment on va en chier. C'est pas faute de les avoir mis en garde...



podcast


"Et si je suis le mal comme vous osez dire
Prenez garde au vampire
N'essayez pas de me nuire
Ou je mangerai vos âmes
Je brûlerai vos villages
Je répandrai la peste
le cholera et ma rage
A travers le pays
Il vaut mieux rester calme
Il vaut mieux rester sage
Vaut mieux me laisser tranquille"






enfin, moi je m'en fous, j'ai même pas peur..
podcast